Agroalimentaire : les risques sanitaires sont les mieux perçus et les mieux maîtrisés

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Le baromètre de l’Association Nationale des Industries Alimentaires fait ressortir les risques sanitaires comme étant ceux auxquels les dirigeants d’entreprises accordent le plus d’attention. 89 % disent les maîtriser.

Rendu public début décembre avec le soutien de l’assureur Gras Savoye, le baromètre de l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) fait émerger des tendances sur la perception des risques propres au secteur agroalimentaire, la façon de les gérer, et les principaux sujets sur lesquels les industriels ressentent le besoin d’être accompagnés.

Dans cette édition 2015, qui succède à celle de 2012, les risques sanitaires ressortent comme étant ceux auxquels les dirigeants d’entreprises accordent le plus d’attention. 62 % les classent dans le top 3 de leurs préoccupations. Les affaires des boulettes de viande d’Ikea et des lasagnes de cheval, toutes deux survenues en 2013, sont passées par là… Arrivent ensuite les risques liés à la sécurité et à la santé des salariés (47 %) puis les risques financiers et administratifs (42 %). Les risques industriels, qui étaient cités en deuxième position en 2012, disparaissent du top 3 cette année.

Un audit des risques dans plus d’une entreprise sur deux

Pour autant, selon l’étude, 89 % des dirigeants d’entreprise disent maîtriser ces risques sanitaires dont ils se soucient tant. Ils sont 75 % à dire la même chose des risques environnementaux. Cette préoccupation permanente autour de la sécurité sanitaire fait dire à l’ANIA que cela participe à « hisser la France sur le podium des leaders mondiaux en termes de qualité et de sécurité des aliments ». Expert du groupe AFNOR en qualité, RSE et sécurité des aliments, Olivier Boutou commente : « Très nombreuses sont les entreprises qui ont fait leur étude HACCP et ont des résultats honorables en matière de sécurité sanitaire des aliments. Mais il existe encore des approximations dans les concepts et les méthodes, et parfois des manques de compétences en la matière. La sécurité sanitaire des aliments nécessite des compétences en matière de danger, notamment en microbiologie et en chimie ». L’association note aussi quelques incertitudes sur les risques liés à l’export (51 % disent les maîtriser), les risques liés à la fraude et la malveillance (58 %) et ceux liés à la réputation (64 %).

Toujours selon l’étude, 42 % des dirigeants déclarent avoir mis en place une stratégie de gestion globale des risques. 53 % des entreprises agroalimentaires interrogées affirment qu’un audit des risques a déjà été réalisé ou est en cours de réalisation. Les principaux risques audités sont les risques sanitaires (36 %), les risques de fraude et de malveillance (26 %) et les risques liés à la sécurité et la santé des salariés (25 %). Enfin, parmi les entreprises qui n’ont pas réalisé d’audit des risques, les deux tiers envisagent de le faire prochainement.

Le saviez-vous? AFNOR Certification a développé une expertise sur la certification selon les différents référentiels existants dans l’agroalimentaire (BRC, IFS, ISO, FSSC 22000). Ces référentiels reconnus au niveau international intègrent tous les principes du système d’analyse des dangers et des points critiques pour leur maîtrise (HACCP). Les certifications BRC, IFS, ISO 22000 et FSSC 22000 viennent ainsi garantir votre maîtrise de la qualité et de la sécurité de vos aliments.

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