Etude : les entreprises s’impliquant en RSE sont 13 % plus performantes

@Rawpixel.com

Aujourd’hui formalisée dans la norme ISO 26000, une démarche de responsabilité sociétale rend l’entreprise qui la déploie 13 % plus performante. C’est le constat d’une étude de France Stratégie.

Organisme placé sous la tutelle du Premier ministre et disposant d’une « plateforme RSE », France Stratégie a publié le 7 janvier une étude examinant le lien entre responsabilité sociétale et performance économique des entreprises qui s’investissent dans cette thématique faisant aujourd’hui l’objet d’une norme volontaire, l’ISO 26000.

Le principal enseignement est que s’investir en RSE s’avère payant : la RSE procure un gain de performance de l’ordre de 13 % par rapport aux entreprises qui ne s’en soucient pas (toutes choses égales par ailleurs). Et cela, en particulier quand la démarche relève de l’initiative volontaire et non pas de mesures contraignantes. « Prendre en compte les intérêts des autres parties prenantes [l’une des démarches inhérentes à la RSE, ndlr] peut ainsi constituer, au-delà des déclarations de principes, un véritable enjeu concret et tangible pour les entreprises », écrivent les auteurs de l’étude*.
Cette analyse est inédite pour deux raisons. D’une part, elle porte sur un très large échantillon d’entreprises – environ 8 500 – en incluant les PME d’au moins dix salariés. D’autre part, elle prend en compte, ce qui est rarement le cas, plusieurs dimensions constitutives de la RSE : environnement et éthique, ressources humaines, relation client et relation fournisseur. Et cela, sans retenir comme critère exclusif le fait d’arborer une distinction ou un quelconque signe de reconnaissance. Enfin, elle rattache sous le vocable de « performance économique » aussi bien le profit par tête, l’excédent brut d’exploitation que la valeur ajoutée par tête.

Faire venir les PME
L’étude souligne également que, malgré les nombreuses initiatives, les entreprises françaises mobilisent encore peu la RSE, avec de fortes disparités selon la taille et les territoires. La RSE est encore perçue comme une politique de grand groupe, et non de PME. « À peine plus d’un quart des entreprises françaises de plus de 9 salariés déclarent s’impliquer réellement dans des démarches responsables. Elles sont même 60,4 % à déclarer ne pas connaître la notion de RSE », annonce l’étude.
Pour faire venir cette cible à la RSE, France Stratégie formule plusieurs recommandations, par exemple « faciliter la certification et la labellisation RSE à destination des TPE ». De son côté, AFNOR Certification propose, pour toutes les tailles d’entreprises, une prestation d’évaluation à la prise en compte de ces enjeux : l’évaluation AFAQ 26000. Des approches sectorielles ont d’ailleurs été développées, par exemple pour les entreprises du paysage ou l’interprofession des vins du pays d’Oc. Enfin, pour les entreprises qui débutent, AFNOR Certification propose un autre produit, Score RSE, une évaluation en ligne simple et rapide.
« Cette étude nous conforte dans le fait que nos prestations donnent du sens, valorisent les bonnes pratiques et font le jeu de la performance économique des entreprises », apprécie Olivier Graffin, coordinateur développement durable et RSE du groupe AFNOR. Y compris pour les PME, comme l’illustre l’exemple de la société Frayssinet (83 salariés), spécialisée dans la fertilisation organique des sols et la stimulation naturelle des plantes. « La démarche AFAQ 26000 (…) assoit notre réputation d’entreprise éthique et favorable à la préservation de l’écosystème et nous aide à développer de nouveaux marchés porteurs », indique en effet l’un de ses dirigeants.
* Salima Benhamou, Marc-Arthur Diaye, en collaboration avec Patricia Crifo

En savoir plus sur AFAQ 26000 Consulter l’étude de France Stratégie

 

Consulter le livre dédié AFNOR Editions

Ce article est également disponible en EN.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *